L’association agrafmobile a pour objet de créer et d'organiser des événements artistiques tant dans le domaine des arts visuels que dans celui du spectacle vivant. Elle intègre ainsi la possibilité du croisement des approches entre plasticiens, chorégraphes, metteurs en scène et autres auteurs. Elle privilégie des interventions qui s'intègrent dans l’espace urbain et rend accessible la création contemporaine à un large public.

 

Cathy Blisson

«Si l’on mettait la ville sous perfusion permanente d’Agrafmobile*…
…on reviendrait de chez le boucher en lisant les citations de Jacques Rebotier, André Breton ou autres écrivains inspirés par nos quartiers, imprimées sur les papiers d’emballage. On offrirait à nos amis des fleurs enveloppées dans des messages d’anonymes à caractère poétique. Piéton, on lèverait le nez, automobiliste, on ralentirait, pour déchiffrer des panneaux de voirie alternatifs s’enquérant de notre moral («comment ça va?»), réglant tous nos problèmes d’orientation («ici, tu es nulle part précisément»), ou nous posant des questions existentielles («avez-vous un ailleurs?»). On tendrait régulièrement la main pour attraper au vol des mots de Victor Hugo, Raymond Queneau, Jacques Audiard et consorts sur particules papiers tombées du haut des toits en pluies littéraires. On déambulerait dans des jardins d’images ou de sculptures typographiques, du type qui laissent échapper des sons et des histoires vidéo-phoniques quand on les frôle… Inutile de nous soupçonner de délire caractérisé. Des quartiers de Paris ou Pantin, Chaumont ou Chalon, ont été le théâtre visuel de scènes similaires, quand Malte Martin, obstiné «scéno-graphiste», a pu s’en emparer. Animé par l’idée d’arracher l’espace public à sa perte d’imagination, il recueille nos pensées et celles des écriveurs consacrés, comme autant de contre-offensives à l’invasion du signe publicitaire ou réglementaire. Histoire de rendre à la rue, biotope naturel de son art, la vocation d’Agora qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

*laboratoire d’expérimentations graphiques, visuelles et performatives, fondé par l'artiste contextuel Malte Martin pour une reconquête onirique de l’espace public.»

fabrique de la ville, fabrique de cultures

Faire la ville autrement, en plaçant la création artistique et la vie culturelle au cœur de la fabrique urbaine, c’est le projet Fabrique de la ville, fabrique de cultures, un ouvrage collectif dirigé par Michel Duffour et Danielle Bellini, dans lequel des maires de la région parisienne témoignent, aux côtés d’artistes, d’acteurs de la culture et de l’urbain, des politiques culturelles menées dans des villes de la région parisienne.

C’est aux côtés de nombreuses personnalités inspirantes qui œuvrent à la fabrique de la ville et des cultures, que Malte Martin a contribué à cet ouvrage avec l’article “Pour un laboratoire des Communs et de la création urbaine”. Article disponible ici.

Fabrique de la ville, fabrique de cultures, éditions du Croquant, 2020.
Avec la participation de: Juliette Bompoint, Fazette Bordage, Patrick Bouchain, Patrick Braouezec, Laurence Dupouy-Veyrier, Daniel Jeanneteau, Pascal Le Brun-Cordier, Maud Le Floc’h, Patrice Leclerc, Fabrice Lextrait, Pierre Mansat, Malte Martin, Valentine Roy…

conception graphique: écouter pour voir
commande: ville-en-commun.net